lundi 10 septembre 2007

Impuissance sexuelle et diabéte

Le diabète est la cause d’impuissance la plus fréquente. L’impuissance est particulièrement fréquente chez le diabétique, en fait 3 ou 4 fois plus fréquente que dans la population normale, dépassant 50% chez les diabétiques de plus de 50 ans.

Cette fréquence d'impuissance est liée à l’association de plusieurs facteurs : le diabète lui-même avec l’augmentation du sucre dans le sang, les médicaments indispensables au traitement du diabète et de ses complications (traitement de l’hypertension artérielle, de l’hypercholestérolémie), l’atteinte des artères irriguant la verge et l’atteinte des nerfs de la verge, en particulier chez les patients diabétiques traités par insuline

Le diabète entraîne une artériosclérose et une altération des nerfs qui causent une impuissance chez 30-50 % des hommes diabétiques, surtout si d'autres facteurs de risque existent (tabac++).

jeudi 6 septembre 2007

Le Viagra augmenterait l'affectivité

Les médicaments pour la "dysfonction érectile" tels que le Viagra peuvent aussi augmenter les niveaux d'une hormone liée à l'affectivité selon une récente recherche publiée dans le Journal of Physiology.

Ils augmenteraient la libération d'ocytocine, une hormone impliquée dans l'allaitement, l'accouchement, l'orgasme, le plaisir sexuel ainsi quedans l'attachement social.

Une équipe de l'Université Wisconsin-Madison a démontré cette action du Viagra chez des rats. Les chercheurs croient que cette classe de médicaments, qui inclut aussi le Cialis (tadalafil) et le Levitra (vardenafil), exerce la même action chez les humains.

"Il semble que le Viagra et les autres médicaments de la même classe agissent sur la partie du cerveau qui contrôle la libération d'ocytocine", dit Meyer Jackson, professeur de physiologie et auteur de la recherche. "Il s'agit d'un morceau d'un casse-tête dont plusieurs pièces ne sont pas disponibles."

Ces médicaments sont classés comme des stimulants sexuels, et non pas des aphrodisiaques, car ils sont considérés comme affectant la fonction sexuelle et non pas l'excitation.

Ils agissent indirectement en augmentant le flux sanguin dans les muscles lisses (ce est produit par l'inhibition d'une enzyme, la PDE5).

Mais les chercheurs ont découvert que cette enzyme joue aussi un rôle, du moins chez les rats, dans la libération de l'ocytocine par l'hypophyse, une glande du cerveau. Elle exerce probablement la même action chez les gens, dit Jackson.

L'action sur l'ocytocine ne semble s'exercer, comme celle sur les muscles lisses, qu'en cas de stimulation. La réponse n'est pas induite spontanément, elle est plutôt amplifiée.

Les résultats récents de deux autres groupes de recherche selon lesquels cette classe de médicaments améliore la sexualité chez les femmes autant que chez les hommes, suggèrent également que ces médicaments peuvent avoir d'autres effets non vasculaires, tels que des influences hormonales, remarquent les chercheurs.

L'auteur de la recherche dit souhaiter que cette découverte ne favorise pas l'abus de ces médicaments à des fins récréationnelles. Un mauvais usage (surtout en combinaison avec certaines drogues qui dilatent aussi les vaisseaux sanguins) peut entraîner une crise cardiaque. Certaines études montrent aussi que ces médicaments peuvent affecter les yeux.

Définition de l'impuissance sexuelle

L'impuissance sexuelle ou dysfonction érectile consiste, soit dans l'impossibilité durable de ne pas pouvoir obtenir une érection valable, soit de ne pouvoir la maintenir si elle est obtenue avec une rigidité pénienne suffisante pour l'accomplissement de l'acte sexuel au moment précis de la pénétration vaginale.